Daluak, sanctuaire de pèlerinage diocésain et maison d'accueil

Du diocèse de Dapaong.

haut lieu pèlerinage diocésain

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Présentation et Histoire du Diocèse de Dapaong

SURVOL HISTORIQUE ET STATISTIQUE DU DIOCESE DE DAPAONG TOGO
5ème édition : 2009

Le Diocèse de DAPAONG est situé à l’extrême Nord du TOGO et recouvre la région dite « des Savanes ».
Sa superficie est de 8.533,651 km2.
Sa population est de 709.604 hab., (69,99/ km2), se répartissant en plusieurs ethnies dont les plus importantes sont les Moba, les Gourma, les Tchokossi, les Ngam-Ngam, les Konkomba, les Mossi, etc.

I. HISTOIRE DES DEBUTS DU DIOCESE ET SA SUITE JUSQU'A NOS JOURS

Le premier prêtre missionnaire du futur Diocèse de Dapaong fut le Père CHAZAL, des Missions Africaines de Lyon (SMA). Il s’installa à Mango le 23 Août 1936. « Il y a cinquante ans arrivait à Mango un prêtre, un seul prêtre. C’était un étranger. Il arrivait au nom de Jésus Christ, envoyé par l’Eglise. Il était porteur du message nouveau transmis par le Christ : la Bonne Nouvelle de l’Evangile. Il venait pour annoncer Jésus Christ, Sauveur universel. Le pouvoir qu’il détenait était contenu dans les Sacrements : ceux qui croyaient à la Parole, il en faisait par le Baptême, des enfants de Dieu. Par l’Eucharistie il les associait au sacrifice sauveur offert par Jésus Christ. Son arrivée n’a pas suscité des conversions en masse. Mais un par un, des cœurs ont été touchés par la Parole de Vérité. Des hommes et des femmes, des jeunes, se sont attachés à suivre Jésus. Et beaucoup l’ont suivi sans jamais regretter, sans jamais revenir en arrière » (P. Pierre REINHARD, Administrateur Apostolique, Lettre pastorale à l’occasion du 50ème anniversaire de la 1ère évangélisation du diocèse, Avent 1986)

La paroisse de Bombouaka est ensuite fondée le 9 Novembre 1940 avec le Père DIEBOLD (SMA) comme curé.

Entre temps la mission du Nord Togo ne dépend plus de Lomé, mais de la Préfecture Apostolique de Sokodé, érigée le 18 Mai 1937.

Monseigneur STREBLER, premier Préfet Apostolique, s’intéresse beaucoup à notre région. Il paye beaucoup de sa personne pour visiter les villages, construire des chapelles et des écoles, surtout pendant la guerre, alors que la plupart des missionnaires étaient mobilisés. « Mgr. STREBLER a résidé de longues années à Sokodé, avant d’être nommé premier archevêque de Lomé, il a donc beaucoup travaillé dans cette portion du Togo qui constitue maintenant notre diocèse. Il est décédé en Alsace le 12 Mars 1984 » (Circulaire de l’Abbé J. Anyilunda, Vicaire Général, le 21 Mars 1984)

Jusqu’au 1948, le Père Albert DIEBOLD venait de Sokodé résider plusieurs jours par semaine à Dapaong et logeait dans une case ronde qui servait de chapelle à la fois. Le 15 octobre 1948, il obtint du Chef Yentchabre un terrain à côté du marché qui sera un excellent emplacement pour l’église. Aussitôt la construction commença : un bâtiment de 35 m., couvert de paille, comprenant l’église, la sacristie et un logement de deux pièces. En 1949, le jour de l’Ascension, une tornade renversa les deux longs murs de l’église et arracha la charpente. Il fallut rebâtir. C’est le 06 juillet 1952 qu’a eu lieu la bénédiction solennelle de l’église dédiée à Saint Joseph Ouvrier. Ce même jour, le poste de Dapaong fut érigé en quasi-paroisse avec le Père DIEBOLD comme premier curé.

En 1956 les Franciscains (OFM) prennent la relève des Missions Africaines de Lyon. A Dapaong, le Père Benoît BRUN (OFM) s’installe auprès du Père DIEBOLD. L’année suivante arrivera le Père Guillaume GENTON, qui sera le deuxième curé de Dapaong, quand le Père DIEBOLD partira en mars 1958.

Le 1er Mai 1960 DAPAONG est érigé en Préfecture Apostolique et le Père Pierre-Barthelemy HANRION (OFM) est nommé Préfet Apostolique. En 1964 débuta la construction de la « cathédrale » de la Préfecture : les travaux se poursuivirent pendant deux ans.

Monseigneur Pierre-Barthelemy HANRION sera sacré premier Evêque de Dapaong le 9 Janvier 1966 : en effet DAPAONG venait d’être érigé en Diocèse le 6 Juillet 1965, jour de la m´´emoire liturgique de Saint Maria Goretti. La cathédrale du nouveau Diocèse fut consacrée le 29 juin 1968 et fut dédiée à Sain Charles Lwanga, martyr, dont les reliques furent placées sous son autel.

Monseigneur HANRION donnera sa démission en 1984, usé par 24 années de travail au service de l’évangélisation et du développement de la région. En attendant la nomination d’un évêque originaire du pays, le Père Pierre REINHARD (OFM), fut nommé Administrateur Apostolique.

Monseigneur Jacques ANYILUNDA est ordonné le 13 Avril 1991 comme deuxième évêque de Dapaong et premier évêque autochtone du Diocèse.

Aujourd’hui le Diocèse de Dapaong a 16 paroisses :

- MANGO, SS .Pierre et Paul, …………………………….fondée en 1936
- BOMBOUAKA, Notre Dame de la Paix, ……………….fondée en 1940
- DAPAONG-CENTRE, Cathédrale S. Charles Lwanga…fondée en 1952
- LOTOGOU, S. Jean Baptiste………………………………..fondée en 1967
- NADJUNDI, Christ -Roi……………………………………..fondée en 1970
- BOGOU, Ste. Odile………………………………………fondée en 1972
- KORBONGOU, S. Pierre…………………………………....fondée en 1972
- BORGOU, S. Michel…………………………………………fondée en 1979
- KPANA, S. François d’Assise…………………………….fondée le 01 Avril 1983
- DAPAONG-KOMBONLOAGA, Ste. Monique ………….fondée le 01 Septembre 1990
- CINKASSE, Notre Dame de l’Assomption………………..fondée le 07 Mars 1991
- TAKPAMBA, S. François d’Assise………………………..fondée le 23 Août 1994
- GANDO, Sacré Cœur de Jésus……………………………..fondée le 17 Septembre 1999
- DAPAONG-NATIBAOG, Le Bon Pasteur……………….fondée le 11 Mai 2003
- MANDOURI, Saint Marc Évangéliste..…………………. fondée le 26 Octobre 2007.
- DAPAONG-NASSABLE S. Paul, Apôtre des Nations … fondée le 27 Juillet 2009

Il y a en outre une paroisse en création avec résidence permanente de prêtre :

- BARKOISSI, Les Martyrs de l’Ouganda

La paroisse de S. Joseph, de Kandé, qui faisait partie du Diocèse, en a été retranchée lors de la création du Diocèse de Kara et attachée à ce dernier.

Le nombre des lieux de culte est de 169.

II. PRETRES, FRERES, SŒURS, LAÏCS MISSIONNAIRES

1. L’Évêque, Monseigneur Jacques Nyimbusède Tukumbe ANYILUNDA, du clergé diocésain, est né en 1946 à Kandé, a été ordonné prêtre en 1973 et évêque en 1991.

2. Les prêtres diocésains originaires de la région sont maintenant au nombre de 30, sans compter l’évêque. Voici leurs noms, leur paroisse d’origine et l’année de leur ordination.

1 Eloi Damigou YOG LANBONN Bombouaka 1975
2 Daniel Lorinpo LARE KOLANI Bombouaka 1978
3 Michel Banipo SOLIBE Dapaong, Ste. Monique 1981
4 Martin Mibib BOLDJA Korbongou 1984
5 Michel Nhamka WABGOU Bombouaka 1989
6 Augustin Damegar NAMOUNOU Bombouaka 1991
7 Dominique Banlène GUIGBILE Cinkassé 1992
8 Moïse Kambibe LARE Dapaong, Cathédrale 1993
9 Gilbert Djokessian DAMPATY Bombouaka 1994
10 Gustave Nanguemangue WANME Bombouaka 1995
11 Joseph Yenhame BIDALI Bogou 1998
12 Antoine Kangbalibe NAGNIANE Dapaong, Cathédrale 1998
13 Gilbert Larbli LEBINE Cinkassé 1999
14 François Gountenine DAPANDJA Korbongou 2002
15 Gaston Kiyessoi ADJORA Bogou 2002
16 Noël Mibibe LAMBONI Dapaong, Bon Pasteur 2002
17 Michel Oudan MINGNANGUIBE Dapaong, Cathédrale 2003
18 José Noundja BANTCHIEBE Nadjundi 2004
19 Patrice Yendoukoa BLIMPO Korbongou 2004
20 François-Xavier Bamitié BOMBOMA Bombouaka 2004
21 David Kangnidi DJAGBA Kpana 2004
22 Joseph Minleguib GOUNTHANTE Dapaong, Ste. Monique 2006
23 Emmanuel N’SAKAM Mango 2006
24 Eloi Bayale NAME Bombouaka 2007
25 Pascal Lelimpo DJIBONG Cinkassé 2007
26 Bernard Arzouma KONFINO Lotogou 2007
27 Dieudonné Banlenan DOUTI Dapaong, Bon Pasteur 2007
28 Dieudonné Youlepine BANTAGUETE Korbongou 2007
29 Gabriel Gatuka KPANDJAR Bogou 2007
30 Moïse Mobil NAMEGOLI Dapaong., Ste. Monique 2008

L’Abbé Jacques TECRO, de Kandé, ordonné en 1979, est décédé le 10 Avril 1988; et l’Abbé Paul Kpandou KOLANI, de Bombouaka, ordonné en 1987, est décédé le 07 Mai 2001, les deux par accident de la circulation. L’Abbé Jean-Baptiste Arite ASSAMELA, de Kandé, ordonné en 1976, après la création du Diocèse de Kara a rejoint ce Diocèse auquel appartient désormais sa paroisse d’origine.

3. Après les Franciscains, d’autres Instituts religieux, ainsi que des Sociétés de Vie Apostolique et des prêtres Fidei Donum sont venus dans le Diocèse : sont présents en 2003 :

- Franciscains (OFM) de France, Pologne, Togo, Côte d’Ivoire, Espagne : 11 prêtres et 7 frères (dont 4 Togolais)

- Fils de Marie Immaculée de Chavagnes (FMI), arrivés en 1968 : 4 prêtres

- Institut espagnol des Missions Etrangères (IEME), en 1983 : 6 prêtres.

- Société du Verbe Divin (SVD), en 1984 : 2 prêtres et 1 frère.

- Petite Œuvre de la Providence (Don Orione), en 1987 : 2 prêtres et 2 frères.

- Salésiens de Don Bosco (SDB), en 1990 : 3 prêtres et 1 frère.

Par le passé ont servi le Diocèse certains prêtres Fidei Donum, comme les Abbés Irénée VIALETTES, du diocèse de Cahors, pendant longtemps Aumônier diocésain de la JARCF, et Emmanuel ORÉ et Aimé DEUDON de l’archidiocèse de Cambrai ; celui-ci est décédé à Dapaong et est enterré dans le cimetière catholique de la cathédrale.. Egalement par le passé plusieurs prêtres diocésains africains ont travaillé dans le Séminaire Interdiocésain des Aînés, qui dépendait d’abord de la CERAO (Conférence Episcopal Régional de l’Afrique de l’Ouest), et après, de la CET (Conférence des Évêques du Togo).

4. Deux Instituts de Frères se consacrent à l’enseignement et à la formation des jeunes ruraux :

- Frères des Ecoles Chrétiennes (FEC) arrivés en 1971 : 9 frères, dont 3 africains.
- Frères de l’Instruction Chrétienne de Ploërmel (FIC) arrivés en 1982 : 7 frères, dont 2 africains.

5. Instituts féminins de vie consacrée :

- Franciscaines Missionnaires de Marie (FMM), arrivées en 1962 : 7 sœurs, dont 3 africaines. Dapaong et Nadjundi.

- Augustines Hospitalières de l’Immaculée Conception de Cambrai (AHIC), arrivées également en 1962 : 10 sœurs, dont 7 africaines. Dapaong et Korbongou.

- Filles de la Charité du Sacré Cœur de Jésus (FCSCJ), arrivées aussi en 1962 : 3 sœurs, toutes africaines. Mango.

- Sœurs de l’Immaculée Conception de Ouagadougou (SIC), arrivées en 1969 : 6 soeurs, toutes africaines. Dapaong et Lotogou.

- Sœurs de Notre Dame de l’Eglise (NDE), arrivées en 1979 : 11 sœurs, toutes africaines. Dapaong foyer, Dapaong évêché et Ogaro.

- Les Sœurs de S. François d’Assise de Montpellier, arrivées en 1981 : 6 sœurs, toutes africaines. Daluag et Lomé (rue des Colombes) et les Sœurs Franciscaines de Seillon, arrivées en 1983 : 8 sœurs, dont 6 africaines. Dapaong et Bombouaka, ont fusionné dans un seul nouvel Institut religieux, l’Union des Sœurs de S. François d’Assise..

- Institut des Filles de Marie Immaculée (IFMI), arrivées en 1990 : 6 sœurs, dont 3 africaines. Bogou.

- Sœurs de Sainte Catherine d’Alexandrie, arrivées en 1994 : 2 sœurs. Biankouri.

- Moniales bénédictines (OSB) : arrivées en ………9 sœurs dont 7 africaines. Sadori.

- Sœurs de la Providence de Saint Paul (PSP) : arrivées en 1996 : 3 sœurs, toutes africaines. Cinkassé.

- Sœurs de Notre Dame de la Trinité (NDT), chargées de la maison diocésaine à Lomé

- Sœurs Religieuses de l’Instruction Chrétienne (RIC), chargées du Collège et du Foyer pour filles « Monfant » à Dapaong-Tantigou : elles ont succédé aux Sœurs de Franciscaines de Seillon.

- Sœurs de la Miséricorde de Sée (MS) à Bombouaka : elles ont succédé aux Sœurs Franciscaines de Seillon.

- Sœurs Adoratrices du Très Saint Sacrement (ATSS), arrivées en , à Cinkassé

- Sœurs de Don Orione à Bombouaka

6. Laïques consacrées. En 2009 sont arrivées au Diocèse quatre membres de l’Association Missionnaire des Serviteurs de l’Évangile de la Miséricorde.

7. Volontaires laïcs. Par le passé et à des époques différentes plusieurs volontaires laïcs, hommes et femmes, sont venus travailler dans le diocèse. Parmi eux, des membres du SCD (Service Catholique au Développement) et des Volontaires allemands. Ils avaient travaillé, parmi d’autres, dans les postes suivants : Centre d’enfants handicapés de Bombouaka, Secrétariat de l’Evêque, garage CAME, Séminaire des Aînés, Hôpital d’Enfants « Yendube », JARC, Centre de Formation des Catéchistes.

III. VOCATIONS SACERDOTALES ET RELIGIEUSES

1). Séminaristes

Dès le début de l’évangélisation du Diocèse, une attention particulière a été donnée à la formation de prêtres autochtones. Les séminaristes étaient envoyés dans des séminaires d’autres diocèses. Le nombre de ceux qui ont persévéré jusqu’à la prêtrise reste faible…

Actuellement, pour mieux suivre les séminaristes, un Foyer les accueille à Dapaong à partir de la classe de Seconde, le Foyer Séminaire « Pa yen » de Saint Clément. Ils sont actuellement au nombre de 25.

Les grands séminaristes étaient envoyés jusqu’à l’année 1993 au Grand Séminaire International Saint Gall de Ouidah (Bénin), et à partir de cette année-là, au Grand Séminaire Interdiocésain « Jean Paul II » de Lomé. Mais avant de commencer le cycle philosophique, les séminaristes font une année au Séminaire propédeutique interdiocésain de ηotsé. Les grands séminaristes sont actuellement 21, dont 6 en théologie, 1 en stage de discernement vocationnel, 11 en philosophie et 3 au séminaire propédeutique. Ils sont originaires de onze des quatorze paroisses du Diocèse.

Il faut aussi signaler qu’en 1968 et à l’initiative de feu Mgr. HANRION, un Séminaire International des Aînés s’est ouvert à Dapaong, dépendant d’abord de la Conférence Episcopale Régionale de l’Afrique de l’Ouest francophone (CERAO). En 1994 il est passé sous la dépendance de la Conférence Episcopale du Togo (CET). Par la suite, il fût clôturé suite à des difficultés économiques. Il recevait des jeunes gens de 18 à 30 ans, originaires de certains pays de la sous-région ayant au moins le niveau CEPD, et il les préparait en quatre ou cinq ans au Grand Séminaire. Plus de 80 prêtres, pour la plupart Burkinabés, ont été formés dans ce Séminaire.

2). Religieux

Dès 1961 un jeune de Bombouaka demandait à s’engager dans la vie franciscaine. Il est actuellement responsable de la fraternité de Nadjundi, ayant été auparavant maître de novices à Dapaong. Après lui d’autres ont suivi.

Actuellement les franciscains originaires du Diocèse sont ??, plus 1 bénédictin, 2 Fils de Marie Immaculée, 2 Frères des Ecoles Chrétiennes, 5 Frères de l’Instruction Chrétienne et 1 Frère missionnaire des Campagnes.

A noter aussi que trois noviciats masculins fonctionnent dans le Diocèse, les trois dans la ville de Dapaong : OFM, FMI et FIC. En plus le postulat franciscain à Mango et le postulat FIC à Ogaro.

3). Religieuses

Actuellement, 18 religieuses professes sont issues du Diocèse : 6 des Sœurs Augustines Hospitalières, 3 de Notre Dame de l’Eglise, 2 des S. François d’Assise de Montpellier, et une de chacun de ces Instituts religieux : PSP, Assomption, IFMI, Srs. Théatines, Srs. Des Campagnes, Ste. Catherine, Notre Dame de la Trinité.

Deux noviciats féminins existent dans le Diocèse, l’un à Dapaong pour les Srs. Augustines Hospitalières
et l’autre à Bogou pour les Filles de Marie Immaculée.

IV. CATECHISTES, ACTION CATHOLIQUE, ECOLES

1). Catéchistes

- Il y a actuellement 45 catéchistes diocésain, dits « pionniers », c’est-à-dire acceptant d’être envoyés par l’Evêque en dehors de leur village, et recevant une modique subvention. Ils ont été formés par des stages de durée différente pendant plusieurs années au Centre de Formation des Catéchistes (CFC) sis autrefois à Bombouaka et actuellement à Borgou.

- A ceux-ci il faut ajouter 114 catéchistes paroissiaux, qui acceptent gratuitement de participer à la catéchèse dans leur village ou leur quartier. Ils recevaient la même formation que les catéchistes diocésains, sur la base de 4 stages courts d’un mois et un stage long de 4 mois, celui-ci ensemble avec leurs femmes, toujours au CFC de Borgou. À partir de la rentrée 2009 la formation se fera par 3 stages longs de 4 mois chacun. Pour ceux qui, à cause de leur travail professionnel, ne peuvent pas suivre ce programme de formation le CFC prévoit d’autres modalités dans l’espacement des stages toujours essayant de leur transmettre le même programme.

Il faut noter que le Diocèse s’oriente de plus en plus vers ce type de catéchistes plutôt que vers celui des « pionniers », plus adapté à la première période de l’évangélisation. Pourtant il ne manque pas dans le Diocèse des zones de toute première évangélisation qui demandent la présence et le ministère de ces catéchistes « pionniers ».

- Il y a, surtout dans les villes, les catéchistes dits « bénévoles » (même si les paroissiaux le sont aussi) : il s’agit de jeunes, généralement élèves, garçons et filles, qui se chargent de la catéchèse des enfants scolarisés.

- Il y a finalement les mamans catéchistes, qui font la catéchèse d’éveil de la foi aux plus petits en suivant une méthode visuelle (catéchèse par l’image).

- Dans le temps l’ « Ecole de la Foi » s’occupait de la formation permanente des adultes menant un travail remarquable et bien adapté au milieu. Elle a dû cesser ses activités par désintérêt des paroisses et par manque de soutien financier de l’extérieur.

2). Action catholique

- Divers mouvements permettent aux chrétiens de s’engager en témoignant de leur vie chrétienne :

• la Légion de Marie, depuis 1958
• la J.A.R.C. (et dans le passé aussi la J.A.R.C.F.)
• la J.E.C.
• la J.O.C., surtout dans la ville de Dapaong
• le Mouvement des Cœurs Vaillants et Âmes vaillantes (CV-AV)
• la NO.VI.FA. (Nouvelle Vie Familiale)

- Il y a aussi des mouvements de spiritualité, tels :

- l’Oeuvre de Marie (Focolari)
- le M.E.J. (Mouvement Eucharistique des Jeunes)
- le Renouveau Charismatique Catholique
- les Equipes « Notre Dame »
- les Groupes « Marthe Robin »
- les « Enfants de Lumière »
- le Groupe de Prière « Jésus Miséricordieux »
- ainsi que d’autres différents groupes de prière plus ou moins informels.

Cette énumération ne serait pas complète sans faire mention des C.C.B. (Communautés Chrétiennes de Base), très recommandées par l’Exhortation apostolique Ecclésia in Africa et par le premier Synode Diocésain de Dapaong (1999-2002), et dans lesquelles les chrétiens font l’expérience de la vie de l’Eglise comme Famille de Dieu à l’échelle humaine.

3). Enseignement

La Direction Diocésaine de l’Enseignement Catholique s’occupe de 79 écoles primaires avec 352 Maîtres et 16.549 écoliers (10.143 garçons et 6.406 filles). En 1970 s’est ouvert à Dapaong le Collège « Mon-Fant » pour les jeunes filles jusqu’à la classe de troisième, en 1984, le Collège-Lycée « Saint Athanase », mixte, pour les classes de Seconde à Terminale, en 2002, le C.E.G. « La Salle », mixte aussi, pour les classes Sixième à Troisième, en 2005, le Collège diocésain « Mgr. Pierre Barthélemy Hanrion » à Mango, sous la direction des Frères de l’Instruction Chrétienne (FIC) et finalement en 2009 le Collège Don Bosco à Cinkassé géré par les Pères Salesiens. Les élèves du secondaire sont 474 (88 garçons et 386 filles, surtout grâce au Collège « Mon Fant ») ; ceux du troisième degré sont 274 (176 garçons et 98 filles).

Il y a deux centres de formation pour paysans, le CFRT à Tami dirigé par les Frères des Écoles Chrétiennes et le CARTO à Ogaro dirigé par les Frères de l’Instruction Chrétienne de Ploermel.

A part cela, plusieurs paroisses encouragent et soutiennent le fonctionnement des petites écoles villageoises, dites E.D.I.L. (Ecoles d’Initiative Locale), et la J.A.R.C. en milieu rural et le Collège « Saint Athanase » à Dapaong s’occupent de l’alphabétisation des jeunes et adultes.

V. ACTION CARITATIVE ET DEVELOPPEMENT

C’est à Bombouaka que les Sœurs Missionnaires Catéchistes du Sacré Cœur de Menton ont ouvert le premier dispensaire en 1952. En 1962, les Sœurs Augustines de l’Immaculée Conception de Cambrai ouvrent un Hôpital d’enfants à Dapaong. Aujourd’hui il dépend de l’Association « Yendube ». Cet hôpital fonctionne comme section pédiatrique du CHR (Centre Hospitalier Régional) de Dapaong.

Actuellement, à part cet hôpital, il y a dans le Diocèse :

• un Centre pour enfants handicapés à Bombouaka, géré et dirigé par les Pères de Don Orione.
• cinq Centres de Santé : Biankouri, Nadjundi, Borgou-Ogaro, Mango et Dampiong.
• onze Centres de Protection Maternelle et Infantile (PMI) : Biankouri, Bogou, Bombouaka, Borgou-Ogaro, Daluag-Sissiek, Dapaong-Tantigou, Korbongou, Kpadwan, Kpana, Lotogou, et Mango.
• cinq Centres d’Autopromotion Féminine (CAF) : Dapaong (CEDAF), Bogou, Borgou-Ogaro, Kpana et Lotogou.

La JARC (Jeunesse Agricola et Rural Chrétienne) et la JARCF (JARC Féminine), depuis 1961 ont fortement contribué à améliorer le sort des populations rurales (agriculture avec jardinage, culture attelée, etc. ; lutte antiérosive ; hydraulique villageoise avec forage de puits, et hygiène de l’eau ; banques de céréales ; crédits aux groupements de femmes –SIFA- ; alphabétisation ; pharmacies villageoises ; ateliers de tissage, etc…). La JARCF fut supprimée en novembre 1995 et en février 1996 la JARC devint mixte.

Les Frères des Ecoles Chrétiennes de S. Jean Baptiste de La Salle (FEC) ont ouvert à Tami un Centre de Formation Rurale (CFRT) pour des jeunes agriculteurs en 1973 : il reçoit des ménages pendant deux ans.
Les Frères de l’Instruction Chrétienne de Ploërmel (FIC) ont ouvert à Ogaro un Centre semblable, le Centre d ?Animation Rurale de Tambimong – Ogaro (CARTO). Un autre centre rural avait fonctionné pendant un temps à Cinkassé sous la direction des Pères Salésiens de Don Bosco (SDB).

Le Centre « Don Orione » pour enfants et autres personnes handicapés moteurs, ouvert en 1968, est tenu actuellement par les Fils de la Divine Providence (Pères de Don Orione) : les enfants y suivent l’enseignement primaire et apprennent diverses activités d’artisanat, tandis qu’ils sont selon les besoins, soit appareillés au Centre même, soit opérés â l’Hôpital de Tanguieta (Bénin). Le Centre a une antenne à Dapaong.

Toutes ces activités de développement sont coordonnées par l’OCDI (Organisation de la Charité pour un Développement Intégral) Diocésaine, notamment par son Service de Promotion Humaine et Développement en liaison avec l’ensemble de l’Eglise au Togo (notamment l’OCDI Nationale) et les organismes internationaux, ses partenaires. Mais l’OCDI comprend aussi un Service d’ Assistance et Secours d’Urgence, qui correspond à peu près à ce qu’était dans le temps la Caritas (Secours Catholique), et qui coordonne spécialement l’action caritative qui se fait dans les paroisses et les communautés chrétiennes, et un Service de Formation et Animation, qui est chargé de former et de motiver tous les agents aussi bien pastoraux que de développement pour que toutes ces activités soient vraiment œuvres de charité et d’amour, mais d’un amour pas seulement dévoué et généreux, mais aussi éclairé et intelligent.

VI. AUTRES SERVICES

Le Diocèse a la Maison de Prière de Daluag, qui est destinée à des retraites spirituelles, recollections, et toutes sortes de réunions pastorales, aussi bien au niveau diocésain, que des paroisses du diocèse et des Instituts de vie consacrée, ainsi qu’à d’autres réunions des ONG ou d’organismes internationaux oeuvrant dans la région. En plus Daluag est un sanctuaire marial (Notre Dame des Sources), centre de pèlerinages, surtout de celui diocésain qui a lieu chaque année au mois de février.

Il a également la maison diocésaine sise à la rue des Colombes de Lomé comme un pied à terre pour le personnel du Diocèse et autre de passage à la Capitale.

Dans le diocèse fonctionnent en plus :

• Radio Maria, Togo, station de Dapaong
• Le service diocésain de publications (Secrétariat pastoral diocésain)
• La librairie catholique « S. Charles Lwanga »
• Le journal mensuel « Laafia »
• Le Centre audiovisuel diocésain « Saint Paul ».
• Le foyer -bibliothèque des jeunes à Dapaong -Nassable
• Le centre « S. Kisito », maison diocésaine des jeunes à Dapaong -Worgou
• Le Centre Automobile Mécanique et Electricité (CAME), fondé par le Père Benoît Brun, franciscain.
• L’atelier de confection d’ornements sacrés des Sœurs FCSCJ à Mango
• La librairie paroissiale de Barkoissi.

Dapaong, le 24 Septembre 2009
Les journées pastorales dans le diocèse de Dapaong. Leur préhistoire

Pratiquement chaque année, Mgr. Hanrion, d’abord Préfet Apostolique (1960), réunissait topus les Franciscains de sa Préfecture pour réfléchir avec eux sur tel ou tel point de la pastorale.

Quand il le puvait, il faisait venir un intervenant extérieur au diocèse. Citons les Notes Historiques : « Juin 1962 : deux jours de session sur les écoles et la catéchèse dans les écoles, avec Mgr. Dupont de Bobo-Dioulasso. - Été 1963 : trois jours de session avec le P. Orchampt (qui fut le premier Directeur de l’ICAO à Abidjan, puis Évêque à Angers), où sont abordés les points suivants : le sens de Dieu chez les païens et les signes de conversion, le catéchuménat, et la communauté, éducatrice de la foi » (Cf. Notes historiques sur ... la Mission et le Diocèse de Dapaong, 1er janvier 1977). Nommons encore Mgr. Anselme Sanon, venu animer nos recherches sur la Liturgie en 1974, alors qu’il était évêque nommé de BoboDioulasso.

Ces sessions, journées de réféxion pastorale, se tinrent à partir de 1963 dans la maison de retraite construite à Bombouaka à l’emplacement de la toute première Mission. Puis, depuis 1980, à Dalwak. Aux débuts, tous les prêtres travaillant dans le Diocèse y participaient, et seulement eux ; ensuite les Frères et les Soeurs y furent invités, la chose étant rendue possible grâce aux dimensions de la Maison de Dalwak.

Ces Joiurnées Pastorales avant la lettre se tinrent d’abord pendant la saison sèche, pour profiter du meilleur état des routes et de la présence des Pères en dehors de la période de leurs congés. Depuis que les Journées Pastorales ont lieu à dalwak, elles sont toujours liées au début de l’année pastorale à la fin du mois de septembre.

Fr. Pierre REINHARD, ofm
Dapaong, le 24 août 2003.

A la découverte de la ville épiscopale (Sponsors): Dapaong

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